Au large de l'île d'Ouessant, un marin breton est mort, six autres personnes ont été blessées, dans la nuit de jeudi. Vers 3h30, le Sokalique, navire de pêche de 20 mètres immatriculé à Morlaix (Finistère) avec sept hommes à bord, a déclenché sa balise de détresse alors qu'il se trouvait à une centaine de kilomètres au nord d'Ouessant. Le Cross Corsen a aussitôt fait dérouter un navire de commerce et un chalutier sur zone.
Un premier radeau de survie avec six hommes à bord a été retrouvé. Les marins, "vivants mais très choqués", ont été hélitreuillés et conduits à l'hôpital de Brest, a indiqué Sylvain Le Berre, porte-parole de la préfecture maritime. Un hélicoptère Super Frelon a survolé la zone à la recherche du 7e homme. Vers 4h50, le second radeau a été découvert vide. Le corps sans vie du marin-pêcheur a été récupéré peu après. Selon le Comité des pêches du Nord-Finistère, il s'agirait du patron du Sokalique.
"Des traces de peinture suspectes sur sa coque"
Leur bateau de pêche est probablement entré en collision avec un autre bateau et les enquêteurs soupçonnent un cargo battant pavillon des îles Kiribati, selon le procureur de Morlaix. Selon lui, les rescapés de l'accident "ont fait état d'un choc dans la nuit". "Nous avons identifié cinq navires qui étaient sur zone au moment du naufrage. Deux navires étaient plus particulièrement suspects d'êtres impliqués dans une collision éventuelle, et plusieurs éléments permettent de soupçonner un cargo qui fait route vers la Turquie, immatriculé aux îles Kiribati et qui est armé par une société turque", a déclaré le procureur de Morlaix. Selon lui , le vraquier "a eu un comportement suspect peu après l'accident". Pour le procureur "il y a délit de fuite", mais il a précisé qu'il n'y avait "pas encore d'information judiciaire ouverte".
Par ailleurs, "des traces de peinture suspectes sur sa coque" ont été constatées par une vedette de la gendarmerie maritime qui s'est approchée assez près du bateau pour faire des photos et des films. Le cargo suspect "se trouve actuellement dans les eaux internationales, et la Marine nationale va tenter d'obtenir son déroutement vers un port français", probablement celui de Brest, a-t-il ajouté. Le Premier ministre "s'associe à la douleur de la famille" du marin tué et adresse "toute sa sollicitude" aux "autres marins du bateau". A noter que le Bureau enquête accident (BEA) Mer se rendra vendredi sur les lieux de l'accident du bateau de pêche.
La colère des pêcheurs bretons
"Il y a toujours un risque en mer, mais aujourd'hui il y a de moins en moins de civisme. Les gens ne s'arrêtent pas. On perd un gars, on aurait pu en perdre sept !", s'est insurgé Jean-Jacques Tanguy, président du comité des pêches du Nord Finistère. Pour André Kermoal, matelot à bord du chalutier qui a récupéré le corps du patron du Sokalique, "ce qui s'est passé est écoeurant". "Le rail d'Ouessant (ndlr: dans la zone où a eu lieu l'accident) est un endroit où il y a beaucoup de passages, beaucoup de cargos, mais ce n'est pas dangereux à condition qu'on respecte les règles", estime-t-il.
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Article tiré du site de LCI...
Ce n'est ni le premier ni le dernier accident du genre et ça me touche toujours autant....
l'image n'a aucun lien avec l'accident en question dans l'article... C'est juste pour illustrer que je l'ai mise.




