La Bombarde

La Bombarde





La bombarde est un instrument de musique à vent de la famille des hautbois, employé dans la musique traditionnelle bretonne. En breton l'instrument s'appelle ar vombard ou an talabard. Un joueur de bombarde s'appelle donc un talabarder ("talabardeur"). La bombarde a un son clair et puissant, qui porte loin.


La bombarde faisait autrefois partie d'une vaste famille d'instruments à vent semblables. Comme le biniou, il s'agit d'un instrument non tempéré. Afin d'accorder une bombarde et un biniou ou deux bombardes entre elles, il fallait les tailler dans le même arbre. Sinon, comme ces instruments ne sont pas tempérés, leurs harmoniques différaient et l'ensemble ne sonnait pas juste. D'ailleurs, pour un joueur de musique classique, même accordés, ces instruments ne sonnent pas juste.

À partir de la Renaissance, on a « stabilisé » ou standardisé la gamme du solfège. On a cherché à obtenir des instruments justes. Le hautbois est l'instrument issu de la correction progressive des instruments à vent traditionnels afin d'obtenir un instrument tempéré (c'est-à-dire sonnant juste).

Les anciens instruments à vent traditionnels furent encore utilisés parallèlement au hautbois avant de disparaître, à l'exception notable (mais pas seulement) de la bombarde qui a survécu en Bretagne.

La bombarde est donc au hautbois ce que le biniou est au uilleann pipe, la version ancienne et non tempérée d'un instrument aujourd'hui tempéré.

Dans le milieu du XXe siècle, le nombre de sonneurs de bombarde et de biniou kozh a diminué de façon dramatique. La pratique de ces instruments a connu une nouvelle vigueur dans les années 1970 grâce à l'action conjuguée du succès d'Alan Stivell et surtout au développement de la pratique des festoù-noz et des concours. Vers cette même époque, une intense activité de collectage d'airs, de mélodies, de marches et de danses a été engagée à l'initiative des associations SKV (Sonerien ha Kanerien Vreizh : "Musiciens et Chanteurs de Bretagne", association fondée à Saint-Brieuc par Georges Epinette en 1979) et Dastum (en breton, "recueillir, rassembler" : Dastum collecte et met en valeur la musique traditionnelle et le patrimoine culturel de Bretagne depuis 1972).


L'instrument se compose de trois partie : l'embouchure, le fût ou corps, et le pavillon.

- le fût, légèrement conique, droit, est percé de 6 ou 7 trous (ou plus avec l'ajout de clefs) en façade.
- le pavillon, taillé dans une autre pièce du même bois, est de forme évasée, et reçoit l'extrémité inférieure du fût.
- l'embouchure reçoit l'anche, qui sera pincée par les lèvres du talabarder (joueur de bombarde).
Le fût est tourné dans un bois dur, le buis, le poirier, le gaïac, le pallissandre ou l'ébène, et peut être ornementé de cerclages en étain, de corne, de bois différents, ou même d'ivoire.

Le joueur souffle dans une anche double enfichée au sommet du fût.

Sa tonalité est généralement en si bémol, sur deux octaves (diatoniques), la même tonalité que la cornemuse écossaise telle qu'elle existe en Bretagne (la tonalité de la cornemuse en Écosse est en la, soit un demi-ton en-dessous). Il existe des bombardes dans plusieurs tonalités (Fa, Sol, Sol#, La, Sib, Si, Do, Ré), suivant le terroir que l'on désire interpréter.

L'instrument est joué en couple (en duo avec le biniou kozh ou le biniou braz – cornemuse écossaise) pour accompagner les danses bretonnes. C'est aussi un des principaux instruments d'un ensemble appelé bagad, composé de trois pupitres (bombardes / biniou braz / caisses claires et percussions) ; plus rarement on le trouve aussi accompagné par un orgue dans des représentations plus concertantes.

Le duo traditionnel biniou kozh / bombarde inspire son jeu de la manière de chanter des chanteurs de kan ha diskan (chant à répondre) dans lequel le chanteur principal (kaner) chante une phrase qui est répétée par le ou les autres chanteurs (diskaner). Dans ce type de morceau, la bombarde tient le rôle du chanteur principal alors que le biniou joue en permanence en accompagnant la bombarde. Il faut noter que le biniou kozh sonne une octave plus haut que la bombarde.

Dans le duo biniou braz / bombarde, apparu plus récemment sous l'influence des bagadoù, les deux instruments jouent dans la même tessiture.

La bombarde exige beaucoup de souffle et un talabarder peut rarement jouer longtemps. C'est pourquoi les phrases musicales sont courtes et répétées : la bombarde joue une phrase musicale, puis l'instrumentiste se tait (temps de récupération) pendant que d'autres instruments répètent la phrase musicale.



# Posté le samedi 18 août 2007 15:39

Le Bodhran

Le Bodhran





Le bodhrán (prononc. "bawraa-n" ou en API [ˈbaʊrɑːn]), pluriel bodhráin, est un instrument de musique traditionnelle irlandaise. C'est une percussion faite d'une peau de chèvre ou de bouc tendue sur un cadre de bois circulaire que l'on frappe avec un bâton (stick) dont les deux bouts rebondissent sur la peau. La main qui porte l'instrument permet de jouer avec la tension de la peau afin d'en modifier le son.

# Posté le samedi 18 août 2007 15:43

Flûte Irlandaise

Flûte Irlandaise





Le terme français flûte irlandaise désigne dans le langage courant aussi bien la flûte traversière en bois (Irish Flute) que la petite flûte droite (Tin Whistle).



IRISH FLUTE:


Les flûtes les plus anciennes utilisées en Irlande étaient des instruments rudimentaires en sureau (bourtry flutes) plutôt destinés aux enfants à des fins d'initiation à la musique. Elles étaient cependant également employées avant le XVIIIe siècle dans la musique de danse dans l'ouest de l'Irlande en particulier. À l'époque, le caractère primitif et limité de la flûte n'en faisait pas un instrument « noble », néanmoins cette histoire discrète ne sera pas sans conséquence sur l'émergence ultérieure dans ces contrées d'un réel engouement pour la flûte irlandaise.

La flûte traversière, telle qu'elle est jouée dans la musique traditionnelle irlandaise, a une histoire relativement récente dans ce pays. Il semble bien qu'il n'y est pas de tradition de fabrication ou d'utilisation de flûte traversière en Irlande avant le XVIIIe siècle. À cette époque, la flûte connaissait un succès immense en Europe et une grande quantité d'instruments provenaient du continent et de Londres. Mais, ce ne fut qu'à partir du XIXe siècle que l'instrument fut largement diffusé, du fait de la baisse des coûts liée à l'industrialisation de la fabrication des instruments de musique.

Dès l'avènement du système Boehm, toutes les anciennes flûtes en bois débarquèrent dans les brocantes à des prix dérisoires ou les irlandais commencèrent à les acheter. Pour la musique traditionnelle irlandaise, pas besoin de notes chromatiques ! De plus, les trous ajoutés pour ces dernières avaient tendance à altérer la sonorité de l'instrument. Dans les années 1950 et 1960, commença une ère de renouveau de la musique traditionnelle irlandaise et rapidement il n'y eut plus du tout de flûtes en bois disponibles ! Quelques artisans comme Terry McGee commencèrent alors à en fabriquer de nouveau. La flûte irlandaise pouvait renaître de ses cendres.

Bien que diffusée dans tout le pays, la flûte irlandaise connût un succès particulier dans le Centre-Ouest de l'Irlande (Comtés de Sligo, Leitrim et Roscommon). Désormais présente dans la tradition depuis plus de 200 ans, bien que n'ayant jamais atteint le niveau de popularité de la cornemuse ou du violon, la flûte reste néanmoins un instrument très prisé dans tout le pays. Ceci peut être attribué à la diffusion d'enregistrements de virtuoses tels que Matt Molloy ou Séamus Tansey mais surtout à la renaissance spectaculaire de l'activité artisanale de lutherie.




TIN WHISTLE


La flûte irlandaise — aussi appelée outre-Manche whistle, tin whistle ou penny-whistle — est un simple instrument à vent en métal (tin, étain ou fer-blanc en anglais) à six trous. On lui donne parfois, de façon anachronique, le nom français de flageolet. L'équivalent français le plus proche est le pipeau, dont le doigté est identique.

Le mot irlandais qui désigne l'instrument est feadóg (sifflet ou flûte) ou feadóg stáin (tin whistle) ; feadóga stáin est le pluriel. Il s'agit d'une flûte à conduit, que l'on peut mettre dans la même catégorie que la flûte à bec, la flûte américaine, et ainsi que beaucoup d'autres instruments à vent propres à la musique folk (voir musique traditionnelle).

Les flûtes irlandaises, ou whistles, existent en de nombreuses tonalités, car ils produisent essentiellement une gamme diatonique. La tonalité la plus répandue est le ré (mais de nombreuses autres tonalités sont employées régulièrement : Si bémol, Mi bémol, Do, Sol, etc), c'est-à-dire que l'instrument joue naturellement une gamme de ré majeur, sans transposer. Avec un doigté de fourche pour le do bécarre l'instrument a donc accès facilement à deux tonalités fondamentales : ré majeur (mode de DO) et sol majeur (mode de DO) (et leurs relatives, si mineur et mi mineur). Il est aussi possible de jouer en la (mode de DO, mode de SOL etc.)

On trouve également des instruments jouant une octave plus bas, les low whistles (à l'extrême droite sur l'illustration). Aujourd'hui les flûtes irlandaises sont généralement fabriquées dans un alliage comme le laiton ou le maillechort, souvent avec un bec en matière plastique.

# Posté le samedi 18 août 2007 15:48

Paria Revolution

Paria Revolution



Un excellent site pour ceux qui veulent représenter la Bretagne sur leur fringues...


>> PARIA REVOLUTION <<


image remixée par Antoine^^

# Posté le samedi 18 août 2007 16:32

Merlin (Merzhin en Breton)

Merlin (Merzhin en Breton)





Merlin est un enchanteur, un prophète. Ce "fou" vit dans la forêt, au pied d'un arbre. Il connait le lanuage des animaux ainsi que celui des plantes. Des légendes écrites au XIIeme siècle racontent qu'il est le fils d'un diable (démon incube) et d'une pieuse jaune fille (vierge). C'est donc un être double, diabolique et angélique à la fois. Il est le mal et le bien, la lumière et les ténébres. Il sait parler comme un adulte dès la naissance, contrairement a un enfant et connait le secret de nemeton (sanctuaire en gaulois).

C'est lui qui lance les chevaliers du roi Arthur à la quête du Saint Graal. Il se retire ensuite dans les bois avec Blaise (Bleiz en breton ou Bleidd en galois, signifie loup). Il est le maitre des animaux sauvages.

Il décide d'aller à la conquête du Graal, et se fait enfermer dans une tour d'air par Viviane, substitut du ventre maternel. Cette tour est assez méconnue. Elle serait invisible où sous une roche.

# Posté le lundi 20 août 2007 16:47